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FAQ

Fausses croyances

Dans la population, le terme pédophile est souvent utilisé à tort pour parler de toute personne qui commet une agression sexuelle envers un enfant, alors que dans les faits, une minorité des auteurs d’agression sexuelle envers des mineurs rencontrent les critères d’un diagnostic de pédophilie. Finalement, la majorité des pédophiles n’ont jamais commis de délits sexuels et, à l’inverse, seulement une minorité des auteurs d’agression sexuelle sont pédophiles. Il est également important de différencier la pédophilie (attirance envers les enfants prépubères) de l’hébéphilie (attirance envers les enfants pubères).

Finalement, certaines personnes, bien qu’elles aient commis des infractions sexuelles à l’endroit d’enfants, ont une attirance sexuelle qui ne se limite pas qu’aux enfants. Ces personnes peuvent aussi être sexuellement attirées par des adultes.

Certaines personnes peuvent avoir l’impression qu’il n’y a pas eu de crime parce que le tout s’est déroulé à distance (sur l’internet) et non en personne. Pourtant, le fait de s’exhiber sur l’internet, d’inciter des personnes mineures à le faire ou de regarder des images/vidéos sexuellement explicites de mineurs n’est pas moins grave que d’agresser un enfant dans la réalité.
Il s’agit d’un délit sexuel, au même titre qu’un délit sexuel sur une victime physique, puisque le contexte dans lequel les images/vidéos ont été produites constitue un contexte d’abus.

Les personnes qui ont des fantasmes sexuels problématiques peuvent être des hommes ou des femmes; hétérosexuels, homosexuels ou bisexuels; en couple ou célibataire; de tout groupe ethnique; ou de statuts socio-économique variés.

Les personnes aux prises avec des fantasmes sexuels problématiques peuvent être n’importe qui (amoureux, ex-copain, voisin, ami, membre de la famille etc.). Pour la grande majorité, ces personnes fonctionnent normalement en société. Suite à un traitement, une minorité de ces personnes commettront un délit sexuel.

Le fait de commettre des agressions sexuelles est un phénomène multifactoriel, mais n’est pas un problème de pulsions sexuelles incontrôlables. Toute personne est en mesure de contrôler ses actes. De même, une forte majorité (entre 70 % et 80 %) des délits sexuels envers des enfants seraient prémédités, allant à l’encontre de la thèse des pulsions et du manque de contrôle des agresseurs sexuels d’enfants. Les femmes peuvent aussi être responsables d’agression sexuelle.

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Hall, R.C.W. et Hall, R.C.W. (2009). A profile of pedophilia: Definition, characteristics of offenders, recidivism, treatment outcomes, and forensir issues. Focus : The journal of lifelong learning in psychiatry, 7(4), 522-537.